Révolution de l’octroi de crédits avec les changements des nouvelles règles

Révolution de l’octroi de crédits avec les changements des nouvelles règles

Depuis le 1er janvier 2024, les règles d’octroi de crédits ont changé en France. Ces modifications visent à assouplir les conditions d’emprunt et à favoriser l’accès au crédit pour les ménages. Quels sont les principaux changements et quels sont leurs impacts sur les emprunteurs ? Voici un résumé des points clés à retenir.

Un taux d’endettement plus élevé

Le taux d’endettement est le rapport entre les charges de remboursement de crédit et les revenus du ménage. Il permet d’évaluer la capacité de remboursement et le risque de surendettement. Jusqu’à présent, le taux d’endettement maximal autorisé était de 33 %. Cela signifiait qu’un ménage ne pouvait pas consacrer plus d’un tiers de ses revenus au remboursement de ses crédits.

Depuis le 1er janvier 2024, le taux d’endettement maximal autorisé est passé à 35 %. Cela permet aux ménages d’emprunter davantage, notamment dans les zones où les prix de l’immobilier sont élevés. Par exemple, pour un revenu mensuel de 3 000 euros, le montant maximal du crédit immobilier passe de 180 000 euros à 210 000 euros.

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Une durée d’emprunt plus longue

La durée d’emprunt est le nombre d’années pendant lesquelles on s’engage à rembourser son crédit. Elle influe sur le coût total du crédit et sur le montant des mensualités. Jusqu’à présent, la durée d’emprunt maximale autorisée était de 25 ans. Ce qui limitait la capacité d’emprunt des ménages, surtout pour les projets immobiliers de long terme.

La bonne nouvelle, c’est que depuis le 1er janvier 2024, elle passe à 27 ans. Cela permet aux foyers d’alléger leurs mensualités et de financer des projets plus ambitieux. Par exemple, pour un crédit immobilier de 200 000 euros à un taux de 1,5 %, la mensualité passe de 797 euros à 734 euros.

Un reste à vivre plus important

Le reste à vivre est le montant des revenus disponibles après avoir payé les charges fixes, dont les mensualités de crédit. Il permet d’évaluer le niveau de vie et le pouvoir d’achat du ménage. Jusqu’à présent, le reste à vivre minimal requis était de 1 000 euros pour un ménage et de 500 euros par personne supplémentaire. Ce qui excluait les ménages modestes ou les familles nombreuses de l’accès au crédit.

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Cependant, depuis le 1er janvier 2024, le reste à vivre minimal requis est modulé en fonction du niveau de revenu et du lieu de résidence du ménage. Cela permet de prendre en compte la diversité des situations et des coûts de la vie. Par exemple, pour un ménage de quatre personnes vivant à Paris avec un revenu mensuel de 4 000 euros, le reste à vivre minimal requis est de 1 600 euros.

Les changements des nouvelles règles d’octroi de crédits sont une révolution pour les emprunteurs. Ils offrent plus de souplesse, plus de possibilités et plus d’équité. Ils permettent aux ménages de réaliser leurs projets, qu’il s’agisse d’acheter un logement, de financer des travaux ou de regrouper des crédits.

Pour bénéficier des meilleures conditions de crédit, il est conseillé de comparer les offres des différents établissements financiers et de recourir à un courtier en crédit.

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Vincent Cuzon