PEL ou CEL en 2024 : votre banquier ne vous dit pas tout !

PEL ou CEL en 2024 votre banquier ne vous dit pas tout !

Vous souhaitez épargner pour un projet immobilier, mais vous hésitez entre le plan épargne logement (PEL) et le compte épargne logement (CEL) ? Ces deux produits d’épargne réglementée sont liés au financement de l’habitat, mais ils présentent des différences importantes qu’il faut connaître avant de faire votre choix.

Voici ce que votre banquier ne vous dit pas forcément sur le PEL et le CEL en 2024.

Le PEL : un taux de rémunération attractif, mais des contraintes à respecter

Le PEL est un produit d’épargne qui vous garantit une rémunération fixe pendant toute la durée du plan, ainsi qu’un prêt immobilier à un coût avantageux. Cette rémunération est actuellement de 1,5 % net d’impôt sur le revenu, ce qui le rend plus intéressant que le livret A (0,5 %) ou le livret de développement durable et solidaire (LDDS, 0,5 %).

Toutefois, ce dispositif n’est pas sans contraintes. Pour le souscrire, vous devez verser un minimum de 225 euros, puis effectuer des versements réguliers d’au moins 45 euros par mois, 135 euros par trimestre ou 270 euros par semestre.

Lire aussi :  Épargne écologique : La Banque Postale innove avec ses livrets verts à rendement alléchant

Vous ne pouvez pas retirer votre épargne avant la clôture du plan, sous peine de perdre les avantages qui y sont liés. La durée minimale du PEL est de 4 ans, et la durée maximale est de 15 ans. Au-delà de 10 ans, vous ne pouvez plus l’alimenter et la rémunération baisse à 0,5 %.

Le CEL : une épargne plus souple, mais moins rémunératrice

Le CEL est un produit d’épargne qui vous permet également de bénéficier d’un prêt immobilier à un taux préférentiel, mais qui offre plus de souplesse que le PEL. Pour ouvrir un compte épargne logement, vous devez verser un minimum de 300 euros, mais vous n’êtes pas obligé de faire des versements réguliers. Vous pouvez retirer votre épargne à tout moment, sans pénalité. La durée du CEL est illimitée.

En revanche, ce dispositif est moins rémunérateur que le PEL et son taux de rémunération est actuellement de 0,25 % net d’impôt sur le revenu. Ce qui le rend moins attractif que le livret A ou le LDDS. De plus, le montant du prêt immobilier auquel vous pouvez prétendre avec un CEL est plus faible que celui du PEL. Il dépend de vos intérêts acquis et du taux du marché, et il ne peut pas dépasser 23 000 euros.

Lire aussi :  Enfin dévoilé, voici le taux du LEP à partir de août 2024

Comment choisir entre le PEL et le CEL en 2024 ?

Le choix entre le PEL et le CEL dépend de votre profil d’épargnant et de votre projet immobilier. Si vous avez une capacité d’épargne régulière et que vous visez un prêt immobilier important, le plan épargne logement peut être une bonne option. Il vous garantit un taux de rémunération intéressant et un taux de prêt avantageux.

En revanche, si vous avez une capacité d’épargne plus limitée ou plus irrégulière, ou que vous souhaitez un prêt immobilier modeste, le CEL peut être plus adapté. Il vous offre plus de flexibilité et de disponibilité de votre épargne, tout en vous donnant accès à un prêt immobilier à un taux préférentiel.

justin malraux

Directeur éditorial de MaBourse.fr, site d'acutalités indépendant sur lequel vous retrouvez quotidiennement des analyses pointues.