À partir du 30 septembre, de nouvelles mesures viennent renforcer la lutte contre la fraude à MaPrimeRénov’.
Des sanctions plus sévères sont également prévues pour dissuader les pratiques frauduleuses. Découvrez comment ces ajustements impactent les bénéficiaires potentiels et les professionnels du secteur, et ce que cela signifie concrètement pour ceux qui envisagent de rénover leur logement dans les mois à venir.
Réouverture du guichet et nouvelles conditions d’accès
Le 30 septembre marquera la réouverture tant attendue du guichet MaPrimeRénov’, après plusieurs mois de suspension. Cette reprise s’accompagne de critères d’éligibilité revus, notamment en ce qui concerne les plafonds de revenus.
L’objectif est double : améliorer le ciblage des bénéficiaires et renforcer la lutte contre la fraude. Dans cette logique, le rôle des Accompagnateurs Rénov’ devient central, avec un encadrement renforcé et des règles plus strictes. Parallèlement, le gouvernement introduit des sanctions financières plus lourdes afin de garantir une utilisation transparente et efficace des fonds publics.
Rôle et obligations des accompagnateurs Rénov’
Les Accompagnateurs Rénov’ sont désormais indispensables pour accéder à l’aide. Ils assurent la coordination des démarches et des travaux, offrant un soutien technique et administratif aux ménages. Leur intervention obligatoire vise à sécuriser le parcours des bénéficiaires.
En cas de retrait d’agrément, les particuliers conservent la possibilité de résilier leur contrat sans frais, ce qui renforce leur protection. Les sanctions prévues contre les accompagnateurs défaillants sont également durcies : jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires, et 6 % en cas de récidive. Ces mesures visent à garantir la qualité et l’intégrité des acteurs du secteur.
Renforcement des mesures contre la fraude
Pour encadrer plus fermement le dispositif, une commission des sanctions a été créée au sein de l’ANAH. Elle est chargée d’examiner les pratiques frauduleuses et d’appliquer les sanctions prévues.
Outre les amendes financières, un dispositif de « Name and Shame » sera appliqué : les sanctions seront publiées sur le site de l’ANAH, renforçant ainsi la transparence. L’objectif est clair : décourager les abus et rétablir la confiance des ménages dans MaPrimeRénov’, un outil clé pour la transition énergétique.
Le décret d’application de la loi Cazenave, actuellement en consultation, introduit un cadre législatif renforcé. Désormais, l’agrément des Accompagnateurs Rénov’ sera territorialisé, limitant leur champ d’action à une région ou un département.
Cette mesure permet d’adapter les interventions aux capacités réelles des professionnels et de réduire les dérives liées à des activités trop dispersées. En parallèle, une liste noire des entreprises fraudeuses est en préparation, afin d’écarter durablement les acteurs indélicats et de garantir la crédibilité du dispositif.


