L’entrepreneuriat s’avère être avantageux pour les étudiants. Mais il faut acquérir des compétences spécifiques pour devenir un vrai entrepreneur français.
Zoom sur les aides prévues à cet effet.
Zoom sur les aides dédiées aux futurs entrepreneurs en France
A la fin de vos études, vous pouvez créer votre micro-entreprise. Pour concrétiser un tel projet, il faut de l’ambition et surtout des ressources financières suffisantes. Fort heureusement, il existe différentes aides publiques nationales prévues à cet effet. Citons, par exemple, l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) dont le montant dépend de vos revenus imposables.
Parmi les aides possibles, il y a aussi l’aide à la reprise ou à la création d’entreprise (ARCE). Notons qu’il s’agit d’une substitution à l’ARE. Impossible de coupler ces deux aides distinctes. Versée par France Travail (ex Pole emploi), l’ARCE s’apparente à des allocations chômage sous forme de capital versé en deux fois.
L’aide aux créateurs ou repreneurs d’entreprise (ACRE), quant à elle, s’accompagne d’une exonération partielle ou totale de certaines charges sociales tout au long de votre première année d’activité. Mais il y a des conditions d’attribution à remplir.
En tant que micro-entrepreneur, vous bénéficiez d’une exonération de la CFE (cotisation foncière des entreprises) au titre de votre première année d’activité. Pour activer ce mécanisme, vous devez boucler votre déclaration initiale avant le 31 décembre de l’année de création de votre activité.
Des allégements fiscaux spécifiques sont d’ailleurs prévus pour les entrepreneurs disposant d’une entreprise dans certaines zones du territoire français. Citons, par exemple, une zone franche urbaine (ZFU), un bassin d’emploi à redynamiser (BER) ou encore une zone de restructuration de la défense (ZRD).
Quid des aides à destination des étudiants en situation de handicap ?
En France, les futurs entrepreneurs en situation de handicap ne sont pas lésés. En remplissant certaines conditions, ceux-ci peuvent bénéficier de différentes aides, y compris les étudiants handicapés. En l’occurrence, elles découlent de l’AGEFIPH (association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées). Citons, par exemple, l’aide à la création d’entreprise.
Cette association propose d’ailleurs un conseil et un accompagnement à la création et à la reprise d’entreprise. Rappelons que l’aide à la création d’entreprise de l’AGEFIPH est de 6000 €. De quoi soutenir le lancement de votre activité. Pour bénéficier de cette subvention, adressez votre demande à la délégation régionale de l’AGEFIPH.
D’autant plus qu’un service d’accompagnement personnalisé est rattaché à chaque délégation. A cela s’ajoutent des aides à la reprise ou à la création d’entreprise (ARCE ou ACE). Parmi les conditions à remplir, il y a notamment l’inscription obligation sur France Travail.
Les entrepreneurs en situation de handicap peuvent d’ailleurs se tourner vers h’up entrepreneurs. Il s’agit d’une association disposant d’un réseau de plus de 180 professionnels bénévoles. Elle propose un accompagnement personnalisé aux entrepreneurs handicapés depuis 2008 (statut Travailleur Indépendant Handicapé).


