A la majorité d’un enfant, celui-ci a le choix de soit se déclarer seul soit de rester dans le foyer fiscal des parents, mais en respectant les conditions établies.
Dans le cadre d’un enfant qui poursuit ses études, quelle sera donc la meilleure option ?
Petits rappels sur le régime fiscal d’un enfant
Les pensions étudiantes qui incluent entre autres les frais de scolarité, l’alimentation, le loyer, la facture d’énergie et qui sont versés à un enfant ne sont pas déduites des revenus imposables du foyer auquel celui-ci est rattaché. En revanche, l’enfant doit être détaché pour bénéficier d’une déduction d’une partie ou de la totalité des pensions selon le plafond établi par l’administration fiscale.
Garder l’enfant dans le foyer fiscal des parents
Il faut rappeler qu’il est possible pour un enfant de demeurer dans le foyer fiscal de ses ascendants jusqu’à ce qu’il atteigne ses 21 ans. Si celui-ci est encore étudiant, cet avantage s’étend jusqu’à ses 25 ans. Dans le cadre d’un rattachement, le quotient familial du foyer garde soit la part, soit la moitié qui est liée à l’enfant, ceci dépend du nombre d’enfants. Par ailleurs, lorsque ce dernier poursuit des études supérieures, il est possible de profiter d’une baisse d’impôt de 183 euros.
Cependant, cette solution présente quelques inconvénients. En effet, la pension alimentaire ne peut pas être déduite. De plus, les rémunérations de l’enfant subissent la même imposition que les autres ressources du foyer. Cette mesure s’applique également sur la pension alimentaire provenant d’un autre parent suite à une séparation par exemple. Voici le montant de la franchise :
- Emplois saisonniers : 5 204 euros
- Stage ou contrat d’apprentissage : 20 815 euros
Détacher l’enfant du foyer fiscal
Dès lors que celui-ci atteint 21 ou 25 ans, ou lorsqu’il prévoit des rémunérations d’ordre personnel, alors il est préférable de choisir le détachement fiscal. Cette option offre en effet plusieurs avantages. Tout d’abord, les revenus de l’enfant ne sont pas soumis à l’imposition avec ceux de la famille. De plus, les parents peuvent déduire une pension alimentaire dont le montant maximal est fixé à 6 674 euros ou un forfait d’un montant de 3 968 euros quand le descendant réside au domicile de la famille.
Quoi qu’il en soit, ces quelques inconvénients doivent également être envisagés. En effet, le détachement fiscal entraîne une diminution d’une part ou d’une demi-part selon le nombre d’enfants. De plus, il faudra faire la déclaration de la pension alimentaire provenant des parents en plus des revenus de l’enfant.
Quelle est la meilleure solution à privilégier ?
Nous avons vu précédemment que les deux options présentaient des avantages et des inconvénients qu’il convient de bien étudier avant de prendre une décision. Ceci dit, le rattachement est plus avantageux dans un foyer où il y a au moins 3 enfants. En revanche, lorsque l’enfant dispose d’une activité professionnelle, il est préférable de choisir le détachement fiscal. Ceci permettra de ne pas ajouter ses revenus aux ressources imposables du foyer. Justement, la déduction de la pension alimentation ne peut pas se faire lorsque le descendant gagne des revenus suffisants.
Évidemment, chaque situation a ses particularités. En cas de doute, il est plus judicieux de se faire accompagner par un professionnel qualifié pour choisir la meilleure solution.


