La carte mobilité inclusion (CMI) révolutionne le quotidien des personnes handicapées en facilitant leur stationnement. Depuis son introduction, elle a remplacé l’ancienne carte de stationnement papier, offrant ainsi une solution moderne et pratique. Mais que cache réellement cette petite carte qui semble si anodine ? Quels sont les droits qu’elle confère à ses détenteurs et comment peut-on l’obtenir ?
Cet article dévoile tout ce qu’il faut savoir sur la CMI-S, de son utilisation quotidienne à sa reconnaissance au-delà des frontières françaises.
Mise en place et évolution de la carte mobilité inclusion stationnement
Introduite en 2017, la carte mobilité inclusion stationnement (CMI-S) a remplacé l’ancienne carte papier destinée aux personnes handicapées. Conçue pour être plus sécurisée et infalsifiable, elle coexiste avec l’ancienne version jusqu’en 2026, ainsi qu’avec la carte européenne de stationnement.
La CMI-S offre des droits spécifiques en matière de stationnement, mais sa mise en œuvre soulève encore des questions quant à son obtention et son utilisation à travers l’Union européenne.
Utilisation et droits associés à la CMI-S
La carte mobilité inclusion stationnement est destinée aux personnes en situation de handicap ainsi qu’à certains bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). Elle permet un stationnement gratuit sur les places publiques, y compris celles réservées aux personnes handicapées. Toutefois, certaines communes peuvent imposer une durée maximale de stationnement, qui ne doit pas être inférieure à douze heures.
Concernant les places “arrêt minute“, aucune disposition spécifique n’est prévue pour les détenteurs de la CMI-S, qui doivent donc respecter la législation générale. Enfin, dans les parkings équipés de bornes d’entrée et sortie, une redevance peut être exigée malgré la possession de cette carte.
Conditions d’utilisation et vérification de la CMI-S
La carte mobilité inclusion stationnement (CMI-S) doit être placée à l’avant du véhicule, derrière le pare-brise, pour permettre aux forces de l’ordre de scanner facilement son flash code. Elle peut être utilisée dans le véhicule du titulaire ou celui de son accompagnateur, mais doit être retirée lorsque le titulaire n’est pas présent.
Les autorités compétentes, telles que la police et la gendarmerie, sont habilitées à vérifier sa validité. Certaines collectivités utilisent un système de lecture automatique des plaques d’immatriculation (LAPI) pour identifier les véhicules enregistrés avec une CMI-S, facilitant ainsi le contrôle et permettant aux titulaires d’enregistrer leur plaque auprès des mairies pour une reconnaissance automatique.
Procédure d’obtention et validité internationale de la CMI-S
Pour obtenir gratuitement la (CMI-S), les demandeurs doivent soumettre une requête en ligne ou via un formulaire à la maison départementale des personnes handicapées (MDPH). La commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) évalue ensuite la demande.
En cas d’approbation, l’Imprimerie nationale expédie la carte au domicile du bénéficiaire. Elle peut être attribuée pour une période allant d’un an à vingt ans, voire définitivement. Bien que reconnue dans l’Union européenne depuis 1999, son format actuel n’est pas universellement accepté.
Une carte européenne standardisée est prévue pour 2028 afin d’harmoniser sa reconnaissance à travers tous les États membres.


