Déclaration 2025 : ce qui change pour vos impôts et revenus locatifs

Déclaration 2025 ce qui change pour vos impôts et revenus locatifs

L’année 2025 s’annonce pleine de bouleversements pour les contribuables français, avec plusieurs évolutions majeures en matière d’impôts sur le revenu et de fiscalité locative.

Alors que la campagne de déclaration débute le jeudi 10 avril, près de 41 millions de foyers fiscaux devront composer avec un cadre fiscal profondément remodelé. Ces nouvelles mesures, issues de la loi de finances adoptée fin 2024, redessinent le paysage fiscal et pourraient avoir un impact non négligeable sur les finances des ménages.

Un barème fiscal révisé pour suivre l’inflation

Parmi les principaux changements, l’ajustement du barème de l’impôt sur le revenu s’impose comme une mesure phare. Pour 2025, le barème progresse de 1,8 %, afin de tenir compte de l’inflation. Ce mécanisme vise à éviter que des contribuables ne soient injustement pénalisés par une augmentation purement mécanique de leurs revenus.

Environ 18 millions de foyers devraient être imposables cette année. Pour ceux dont les revenus ont crû moins rapidement que l’indice des prix, cette révision pourrait entraîner une légère baisse de l’impôt dû. Cette mesure intervient dans un contexte économique toujours tendu, où la question du pouvoir d’achat demeure centrale.

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Les meublés touristiques dans le collimateur de Bercy

Autre changement notable : la fiscalité des meublés de tourisme, souvent proposés à la location sur des plateformes comme Airbnb. Jusqu’à présent, les propriétaires bénéficiaient d’un régime micro-BIC particulièrement avantageux, avec un abattement fiscal de 50 % sur les recettes, applicable jusqu’à 77 700 € de revenus locatifs. Ce dispositif disparaît progressivement à partir de 2025.

L’abattement est désormais limité à 30 %, et seulement jusqu’à 15 000 € de recettes annuelles. Au-delà de ce seuil, les bailleurs devront opter pour le régime réel, qui impose une tenue comptable rigoureuse et réduit souvent les marges.

Ce durcissement vise à aligner la fiscalité des meublés de tourisme sur celle des locations nues, dans une volonté de rééquilibrer le marché locatif. En parallèle, la fiscalité applicable aux plus-values immobilières évolue également : lors de la revente d’un bien meublé, l’amortissement pratiqué pendant la location devra être réintégré dans le calcul de la plus-value imposable.

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Cette nouvelle règle, applicable aux cessions conclues après le 15 février 2025, pourrait augmenter sensiblement l’impôt dû lors de la vente.

Une contribution inédite sur les très hauts revenus

Enfin, une nouvelle “contribution différentielle sur les hauts revenus” entre en vigueur. Cette mesure s’adresse aux ménages dont les revenus excèdent 250 000 € pour une personne seule, ou 500 000 € pour un couple. Environ 65 000 foyers fiscaux sont concernés.

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Bien que cette contribution ne porte que sur les revenus 2025, un acompte obligatoire de 95 % devra être versé dès le mois de décembre. Ce montant devra être calculé par les contribuables eux-mêmes, en fonction de leurs anticipations de revenus. Une erreur de calcul pourra entraîner des pénalités, rendant la démarche particulièrement délicate pour les foyers concernés.

justin malraux

Directeur éditorial de MaBourse.fr, site d'acutalités indépendant sur lequel vous retrouvez quotidiennement des analyses pointues.