Comment se rétracter légalement d'un compromis de vente déjà signé

Comment se rétracter légalement d’un compromis de vente déjà signé

L’achat d’un bien immobilier est une étape importante qui nécessite une réflexion approfondie. C’est pourquoi la loi prévoit un délai de rétractation après la signature d’un compromis de vente. Mais qu’est-ce que cela signifie exactement ? Quelles sont les conditions et comment l’utiliser à bon escient ?

Dans cet article, nous allons vous guider pas à pas pour comprendre ce mécanisme essentiel dans le processus d’acquisition immobilière. Que vous soyez acheteur ou vendeur, il est crucial de connaître vos droits et obligations en matière de délai de rétractation. Alors, plongeons ensemble dans ce guide complet pour éclaircir tous ces points.

Comprendre le délai de rétractation après la signature du compromis de vente

Après avoir émis une offre d’achat qui a été acceptée par le vendeur et avoir formalisé l’engagement par la signature d’un compromis de vente, il est courant que des incertitudes surviennent. Le délai de rétractation, une disposition légale, intervient alors. Ce délai de 10 jours, débutant après la signature de la promesse de vente, permet à l’acheteur de se retirer de l’accord.

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La loi Macron du 8 août 2015 a joué un rôle clé en simplifiant et renforçant la protection des acheteurs immobiliers. Auparavant, la loi Hamon avait compliqué la question du délai de rétractation, mais la loi Macron a, au contraire, œuvré pour une simplification et une meilleure réglementation de l’accès à la propriété. Désormais, tous les acheteurs, qu’ils traitent avec un particulier ou un professionnel, bénéficient d’un délai de rétraction de 10 jours, contre 7 avant 2015.

Exceptions et modalités du délai de rétractation

Le délai de rétractation est une option disponible pour les particuliers achetant un logement à usage exclusif d’habitation. Il s’applique autant dans le cas d’achats dans le neuf que dans l’ancien, que l’acte soit signé chez un notaire, un agent immobilier ou sous signature privée.

L’acheteur peut exercer son droit à la rétractation sans avoir à motiver sa demande, et cette procédure est totalement gratuite. En faisant valoir ce droit dans les 10 jours impartis, l’acheteur retrouve toute liberté vis-à-vis du vendeur, lui permettant de réorienter son projet d’achat.

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Certaines situations ne permettent pas l’application du délai de rétractation. Par exemple, l’achat d’un terrain à bâtir ou via une Société Civile Immobilière (SCI) n’offre pas ce droit. En revanche, lors d’un achat en commun, chaque acquéreur peut bénéficier individuellement du délai de rétractation, à condition que le compromis de vente soit adressé séparément à chacun.

Le décompte des 10 jours commence dès le lendemain de la première présentation de l’avis de réception du compromis de vente.

Procédure de rétractation et ses conséquences

Pour exercer son droit de rétractation, l’acheteur doit envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception au vendeur dans les 10 jours suivant la signature du compromis de vente. La date de dépôt à la poste est cruciale en cas de contestation.

La rétractation dans les 10 jours entraîne l’annulation de la vente. Du point de vue financier, l’acheteur récupère, dans un délai de 21 jours après la rétractation, son dépôt de garantie sans aucune pénalité.

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Vincent Cuzon