France, 16 décembre 2025 – Ce mardi, les assistants d’éducation (AED) et les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) se mobilisent dans toute la France pour dénoncer la précarité croissante et les conditions de travail jugées inacceptables au sein de l’Éducation nationale.
Cette journée de grève et de rassemblements marque une étape importante dans la lutte pour la reconnaissance de ces métiers essentiels mais trop souvent invisibilisés.
Une mobilisation nationale
Si Marseille a été au cœur de l’actualité, avec une centaine de personnels rassemblés devant la direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN), le mouvement touche de nombreuses villes françaises.
- Paris (Île‑de‑France) : des rendez‑vous syndicaux sont organisés pour défendre un statut et de meilleures rémunérations.
- Montpellier (Hérault) : des actions locales avec un service minimum d’accueil pour les enfants sont mises en place.
- Saint‑Étienne (Loire) : rassemblement devant la DSDEN pour dénoncer la précarité des AESH et des AED.
- Bordeaux (Gironde) : assemblée générale et rassemblement devant le Rectorat.
Cette mobilisation coordonnée par l’intersyndicale (FSU, SE‑UNSA, CFDT, CGT Éduc’action, SNALC, SUD Éducation) souligne l’ampleur du mouvement et l’urgence des revendications.
On installe notre calendrier des mésaventures des AESH à l’éducation nationale !
Ça commence dans 10 min devant la DSDEN#GrèveAESH pic.twitter.com/UlLuVB8CY1— FSU-SNUipp 04 (@SNUipp04) December 16, 2025
#AESH #Greve16Decembre pic.twitter.com/0PJEp69S6D
— Louise P (@Louise_Pn93) December 16, 2025
Des métiers indispensables mais précarisés
Les AED et AESH assurent un rôle central dans le fonctionnement des collèges, lycées et écoles : surveillance, accompagnement des élèves, gestion de situations sensibles et inclusion scolaire. Pourtant, ils demeurent parmi les personnels les moins reconnus et les plus précaires de l’Éducation nationale.
À Marseille, des manifestants ont installé un « calendrier des mésaventures des AESH », illustrant les difficultés rencontrées : contrats précaires, absence de statut officiel, inégalités salariales et surcharge de travail liée aux PIAL.
« Contractuelles, indispensables… mais toujours sans statut », résume un participant. « Aujourd’hui, nous sommes en grève. Vous n’en entendrez pas parler aux infos, pourtant notre travail est essentiel. »
🔴 EDUCATION
A Marseille, une centaine d’AED et AESH sont réunis devant la Direction des Services Départementaux de l’Éducation Nationale pour lutter contre la dégradation de leurs conditions de travail et la casse de l’éducation nationale. pic.twitter.com/M4rv9xz1Ja
— Révolution Permanente PACA (@RP_PACA) December 16, 2025
Des revendications claires
Face à cette situation, les syndicats et les personnels exigent :
- La création d’un véritable statut de fonctionnaire pour les AED et AESH,
- Une revalorisation salariale significative,
- La reconnaissance de l’ancienneté et une réduction du temps de travail,
- Une meilleure gestion des carrières et l’alignement des grilles salariales,
- La création de postes supplémentaires pour répondre aux besoins des établissements.
Ces mesures visent à garantir non seulement la stabilité des personnels, mais aussi la qualité de l’accompagnement des élèves, en particulier ceux en situation de handicap.
#AESH en grève partout en France mardi 16 décembre.Pour revendiquer un vrai statut,un salaire décent et des conditions de travail dignes.Pour une réelle école inclusive.Pour dire stop au mépris du Gouvernement envers ces personnels indispensables @EdouardGeffray @lecocqcharlotte pic.twitter.com/c3hdNgkkZ3
— AESH en action (@AvsAeshGo) December 14, 2025
Une journée symbolique dans un contexte budgétaire tendu
La grève du 16 décembre intervient alors que des décisions budgétaires importantes sont en discussion au niveau national. Pour les AED et AESH, cette mobilisation est un moyen de rappeler que le service public d’éducation ne peut fonctionner durablement sur la précarité des personnels qui le font vivre au quotidien.
À travers ces rassemblements, les personnels espèrent obtenir des avancées concrètes et rappeler que la stabilité et la reconnaissance des AED et AESH sont essentielles à la réussite des élèves.


